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Ecomaison : cap sur le réemploi et la réparation

  Publié le vendredi 6 février 2026,
par Sarah Jay De Rosa

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Avec près de 10 000 adhérents et 1,5 million de tonnes de meubles collectés chaque année, l’éco-organisme Ecomaison poursuit sa mission de valorisation des déchets d’ameu-blement. Malgré un contexte économique difficile en 2024, la structure intensifie ses efforts sur le réemploi, la réparation et développe de nouveaux axes de collecte pour 2026.

  • 10 000 adhérents en 2025.
  • 330 millions d’euros de contributions versées.
  • Le réemploi et la réparation au cœur de sa stratégie.

Un secteur fragilisé mais des volumes importants

L’année 2024 n’a pas été de tout repos pour la filière ameublement [1.1]. « La situation a été plutôt compliquée en 2024 parce qu’on est intrinsèquement lié à la bonne santé économique du secteur de l’ameublement », reconnaît Vincent du Granrut, qui pilote la filière ameublement chez Ecomaison. Pourtant, les chiffres restent impressionnants : 10 000 adhérents [1.2] en 2025, plus de 2,5 millions de tonnes de meubles mis sur le marché et près de 330 millions d’euros de contributions versées.

Un réseau de près
de 500 réparateurs
labellisés

Pour collecter ces volumes considérables de déchets, Ecomaison a développé un réseau de solutions adaptées aux besoins des professionnels. Cartes pro, bennes [1.3] ponctuelles ou permanentes : tout est pensé pour faciliter la vie des distributeurs. « Nous travaillons pour que le processus de recyclage leur prenne le moins de temps possible et leur coûte le moins d’argent possible », explique Vincent du Granrut [1.4].

Le réemploi et la réparation au cœur de la stratégie

Au-delà de la collecte pure, Ecomaison mise résolument sur l’allongement de la durée de vie des produits [1.5]. L’éco-organisme s’appuie sur un réseau de près de 500 réparateurs labellisés sur le territoire français, proposant des solutions concrètes aux consommateurs. Sur le volet réemploi, ce sont environ 600 partenaires de l’économie sociale et solidaire qui travaillent avec Ecomaison pour donner une seconde vie à 50 000 tonnes de meubles chaque année.

Une seconde vie
à 50 000 tonnes
de meubles
chaque année

Cette approche crée des synergies vertueuses entre les acteurs du territoire. Ecomaison met en relation ses 3 000 à 4 000 distributeurs partenaires avec des structures locales spécialisées dans le réemploi et le recyclage. « On apporte une solution aux professionnels gratuite, sans frais supplémentaires, qui leur permet de répondre à une obligation réglementaire », souligne le responsable de la filière. Un service d’autant plus pertinent que la reprise est obligatoire pour les magasins disposant d’au moins 200 m² de surface de vente.

Le recyclage local, une conviction profonde

Pour Vincent du Granrut, le recyclage ne peut être efficace que s’il s’inscrit dans une logique de proximité. « Le recyclage est une conviction profonde chez Ecomaison : cela doit se faire à l’échelle locale », affirme-t-il. L’éco-organisme consacre une énergie considérable à créer ces connexions entre ses partenaires et les distributeurs, permettant aux professionnels de mieux s’ancrer localement tout en répondant à leurs obligations.

La digitalisation joue un rôle clé dans cette démarche. Le système d’information d’Ecomaison, rénové et mis à jour en mai dernier, propose désormais des solutions encore plus simples pour les distributeurs, facilitant la gestion de leurs flux de déchets.

Nouvelles perspectives pour 2026

L’année 2026 s’annonce riche en développe-ments. Ecomaison va intensifier ses actions sur trois axes majeurs : le réemploi et la réparation, toujours au cœur de sa stratégie, mais aussi la reprise de mobilier professionnel pour les magasins qui doivent renouveler leurs équipements. La grande nouveauté concerne les articles de literie [1.6 et 1.7].

La grande nouveauté
concerne
les articles de literie

« Un dernier point sur lequel nous allons beaucoup travailler pendant toute l’année 2026 ce sont les couettes et les oreillers, donc ces articles de literie qui marchent plutôt bien et qui sont souvent fabriqués en France », annonce Vincent du Granrut. Un défi pertinent pour un secteur où les marques françaises excellent et où la mise en place d’une filière de recyclage efficace est prometteuse.

Sarah Jay De Rosa