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La filière ameublement lance un appel au Gouvernement
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La FNAEM ((Fédération française du Négoce de l’Ameublement et de l’Equipement de la Maison) et l’Ameublement français demandent la possibilité d’un déblocage temporaire du Plan Epargne Logement pour l’achat de meubles neufs. Cette mesure, simple et efficace, aurait pour but de favoriser le pouvoir d’achat et de relancer le marché de l’ameublement, sans coût pour les finances publiques. Cette mesure de relance par la demande permettrait de soutenir une filière meuble durement éprouvée par deux mois de fermeture des magasins.

Effet mécanique du confinement, la consommation d’ameublement a lourdement chutée en mars (- 51,6 %) alors qu’avril s’annonce à - 80 % environ. Les premiers retours d’expérience de pays "déconfinés" plus tôt que la France laissent présager par ailleurs une reprise très lente pour le restant de l’année 2020, avec des estimations d’un recul annuel du marché français de l’ameublement comprises entre 20 et 30 %. Dans ce contexte, l’autorisation de débloquer le Plan Epargne Logement pour l’achat de meubles neufs, dans la limite de 10.000 euros et pour une durée de 24 mois, constituerait selon les organisations professionnelles de notre secteur une mesure efficace de soutien à la filière meuble.

Cinq raisons sont mises en avant pour défendre cette demande : cela garantirait le maintien des emplois en France, ce serait positif pour les finances publiques puisque l’Etat n’aurait pas besoin de verser la prime lors d’un déblocage partiel de PEL. De plus, les ventes de meubles induites par la mesure apporteront des recettes fiscales supplémentaires, de TVA notamment. Cette mesure n’aurait également aucune incidence négative sur l’investissement immobilier : le PEL est de moins en moins utilisé pour financer un achat immobilier et est aujourd’hui devenu un pur produit d’épargne.

En 2018, près de 14,3 millions de PEL représentent un encours de plus de 276 mds €. Ce déblocage temporaire n’impacterait pas le déficit extérieur de la France, car une majorité des achats de la distribution d’ameublement est réalisée auprès des fabricants français. Enfin, le périmètre de cette mesure est précisément défini et sécurisé : le meuble demeure davantage un bien d’équipement durable que de consommation courante. Sa longue durée de vie, supérieure à celle de bien d’autres produits (15 ans en moyenne, 10 ans pour la literie, 23 ans pour la cuisine), sa faible fréquence d’achat et sa valeur nominale élevée le rapprochent d’un investissement immobilier auquel il est souvent lié.