Selon la FNAIM, la Fédération nationale de l’immobilier, la reprise observée sur le marché du logement ancien n’aura duré que quelques mois. Le secteur a enregistré 17 000 ventes de moins en mars-avril 2026 par rapport à la même période de l’année dernière, un recul que son président Loïc Cantin attribue notamment aux répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient sur le pouvoir d’achat des ménages et la confiance des acquéreurs.
La fédération a revu ses prévisions annuelles à la baisse, tablant désormais sur 900 000 à 920 000 transactions en 2026, contre 952 000 en 2025, soit un repli de 3,4 % à 5,5 %.
Loïc Cantin essaye de relativiser néanmoins ce constat, rappelant que le marché reste loin du point bas de 2024 : « Ce n’est pas la catastrophe, sachant qu’en 2024 le nombre de transactions avait été limité à 845 000. Mais un accord de paix entre l’Iran et les États-Unis constituerait une bonne nouvelle pour toute l’économie française et pour le marché de l’immobilier. Il permettrait de ramener du calme avant l’été ».
La FNAIM espère qu’une stabilisation géopolitique permettrait d’éviter de nouvelles hausses des taux d’emprunt, déjà passés de 3,05 % à 3,25 % en un an, et salue par ailleurs l’intention du gouvernement d’étendre le soutien à l’investissement locatif dans l’ancien via le futur projet de loi logement, qui sera présenté en conseil des ministres le 24 juin prochain.




