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Synthèse de l’étude IPEA pour le Groupement Cuisines de la CNEF

  Publié le jeudi 8 octobre 2026,
par Sarah Jay De Rosa

Lecture 5 minutes

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Après plusieurs années marquées par des évolutions contrastées, le marché français de la cuisine intégrée semble entrer dans une phase de stabilisation. Présentée le 8 juillet dernier au Groupement Cuisines de la CNEF, l’étude menée par l’IPEA dresse le portrait d’un secteur qui conserve un poids important dans l’ameublement, tout en faisant face à des attentes consommateurs de plus en plus orientées vers l’esthétique et l’optimisation de l’espace.

  • Cuisine équipée : un marché stabilisé. 
  • L’esthétique parmi les premiers critères d’achat.
  • Renouvellement : un véritable levier pour le marché. 

Un marché de 3,8 milliards d’euros

Selon l’étude menée par l’IPEA et décryptée pour la filière par le Groupement Cuisines de la CNEF, en 2025, le marché français de la cuisine intégrée [1.1] représentait 3,8 milliards d’euros TTC, soit 27,6 % du marché total du meuble en France. Avec une progression de 2 % sur un an, le secteur a affiché une évolution positive, mais qui traduit davantage une phase de stabilisation et de réajustement qu’une véritable accélération.

61,6 % des cuisines
sont ainsi ouvertes ou
partiellement ouvertes

La répartition des ventes confirme par ailleurs le rôle central des spécialistes de la cuisine. Ceux-ci représentent 54 % des ventes [1.2], devant la grande distribution de l’ameublement, à 23,1 %, et les grandes surfaces de bricolage, à 19,2 %. Une position qui souligne l’importance du conseil et de l’accompagnement dans un marché où le projet de cuisine demeure fortement lié aux contraintes du logement, aux usages et aux attentes individuelles.

Une cuisine toujours au cœur du logement

L’étude IPEA révèle que 75 % des Français disposent aujourd’hui d’une cuisine intégrée. Un taux d’équipement qui témoigne de la place prise par la cuisine dans l’habitat et qui varie notamment selon la surface du logement.

Cette pièce apparaît également de plus en plus connectée aux espaces de vie. 61,6 % des cuisines sont ainsi ouvertes ou partiellement ouvertes sur la pièce à vivre. Une configuration qui accompagne l’évolution des modes de vie et renforce la dimension conviviale de la cuisine.

59,4 % des projets
sont motivés
par le design
et l’esthétique

Autre indicateur révélateur : plus d’une cuisine sur quatre intègre désormais un îlot central [1.3]. Au-delà de sa dimension esthétique, celui-ci peut répondre à plusieurs usages : préparation, rangement, repas ou encore échanges entre les différents occupants du logement.

L’esthétique, un critère important dans le projet

Si la fonctionnalité demeure essentielle dans la conception d’une cuisine, l’esthétique occupe également une place importante dans les motivations d’achat. Selon l’étude IPEA, 59,4 % des projets sont motivés par le design et l’esthétique. Ce résultat confirme que la cuisine ne se pense plus uniquement comme un espace technique. Lorsqu’un ménage envisage son renouvellement, le projet participe aussi à l’identité globale du logement. Façades, couleurs, matériaux, implantation et intégration des équipements deviennent ainsi des éléments déterminants dans la perception du projet.

L’optimisation de l’espace reste néanmoins un enjeu majeur. 36,1 % des foyers se déclarent insatisfaits de la surface de leur plan de travail. Dans ce contexte, l’aménagement de la cuisine doit permettre de concilier plusieurs fonctions, parfois dans des espaces contraints. Optimisation des rangements [1.4 et 1.5], implantation, circulation, surfaces de préparation et polyvalence des équipements peuvent donc constituer autant de leviers pour répondre à cette attente.

Près d’un ménage sur quatre envisage un projet

Le marché dispose par ailleurs d’un potentiel de renouvellement. 24,3 % des ménages déclarent envisager un projet d’achat ou de rénovation de leur cuisine à court ou moyen terme.

Le marché dispose
par ailleurs d’un potentiel
de renouvellement

Les résultats de l’étude IPEA dessinent finalement un marché de la cuisine intégrée davantage dans une logique de maturité et d’évolution des usages que de croissance spectaculaire.

Pour les professionnels, l’enjeu consiste donc à répondre à une demande plus créative et à proposer des projets capables de conjuguer esthétique, fonctionnalité et personnalisation.

Sarah Jay De Rosa