Après plusieurs années difficiles, le secteur de la maison individuelle montre des signes nets de reprise. Les ventes de maisons neuves en secteur diffus ont bondi de plus de 33 % en 2025 par rapport à 2024, atteignant 67 800 unités selon la Fédération française du bâtiment (FFB). Le segment des maisons en secteur groupé progresse également, avec 3 343 unités vendues, en hausse de 6 %.
Ce rebond est largement porté par les primo-accédants, qui représentent 72 % de la clientèle et ont massivement bénéficié du prêt à taux zéro (PTZ). Cette clientèle au budget contraint explique aussi la baisse du prix moyen des maisons individuelles, qui a reculé de plus de 4 % pour s’établir à 198 000 euros, avec des surfaces légèrement réduites à 112 m². À l’opposé, le marché de la maison groupée reste plus haut de gamme, avec un prix moyen avoisinant 351 000 euros, en hausse de 1,3 %.
La dynamique commerciale devrait mécaniquement se traduire par une multiplication des mises en chantier en 2026, compte tenu du délai habituel de six à huit mois entre la signature d’une vente et le démarrage des travaux.
En 2025, les mises en chantier ont déjà progressé de 6,2 %, pour atteindre 104 674 unités, un chiffre qui reste toutefois très en deçà de la moyenne annuelle long terme de 180 000 unités sur la période 1986-2025, et en retrait de 42,1 % par rapport à la moyenne des vingt dernières années.
Pour accélérer la reprise, le président de FFB Habitat, Grégory Monod, plaide pour l’extension à la maison individuelle du dispositif fiscal Jeanbrun, destiné à stimuler l’investissement des bailleurs privés. Le secteur suit également de près le plan de relance du logement neuf annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui vise 2 millions de logements construits d’ici à 2030.
Les acteurs du marché, comme le leader Hexaom ou le Groupe Duval, ont d’ores et déjà anticipé ce retournement de cycle, avec des prises de commandes et des volumes d’affaires en forte progression.

















